Philippe Florentiau

…nous avons créé une association “Académie du Ritsu Zen”. 1er partie


… pendant notre entrevue à Strasbourg - 2014.

Philippe: … mon parcours, c’est une rencontre avec un monsieur qui s’appelait Claude Schrayer, par l’intermédiaire de copains d’école, dont l’un faisait du karaté, et l’autre faisait de l’aïkido chez ce Claude Schrayer. Ils m’ont dit « c’est bien, viens voir un peu l’aïkido, viens voir le karaté … » Je leur ai dit « moi je suis anti-sportif, ça ne m’intéresse pas ». Ils ont insisté… et la première fois que je suis allé au dojo, c’était en décembre 1971, à Paris. J’ai regardé, et j’étais vraiment étonné. Pour moi, c’était un peu comme le judo. Comme j’avais des problèmes au genou, de ligaments, j’ai dit « non, on oublie, je vais avoir les rotules sur le côté à chaque fois … ». Mais je regarde, et effectivement, ce n’était pas du tout brutal. Je ne connaissais pas du tout l’aïkido. Les gens en jupes noires et kimono blanc, cela faisait un peu pingouins sur la banquise, mais bon …

Il y a une grande variété de pingouins…

Oui, mais je ne le savais pas, au début.
Donc j’ai rencontré ce monsieur, et nous avons sympathisé. J’ai travaillé comme élève avec lui. J’avais 21 ans. Lui aussi, on a une journée d’écart… C’était un jeune 2ème dan qui,  avait commencé le judo, le ju-jitsu et le kataté, et quand il a passé sa ceinture noire de ju-jitsu, en 1968-69, c’était interdit en France, parce que les assurances ne voulaient plus cautionner le ju-jitsu, où le but était d’étrangler l’autre et de le réanimer… vous avez dû connaître cela…

C’était interdit en France ? Je ne savais pas…

Cette forme de ju-jitsu. C’était Jim Alcheik et d’autres :  travail sur les étranglements, puis réanimation.
Donc Claude Schrayer a obtenu par équivalence un 1er dan d’aïkido. A partir de là, il a travaillé avec des gens comme M. Biancheri, M. Lorenzi, puis il est allé chez Maîtres Nocquet,  Noro, Nakazono, comme beaucoup de pratiquants à l’époque, à Paris. Et puis, il a rencontré, au Collège national des ceintures noire, Me Tokujiro Ejeshi, avec qui il a travaillé pendant trois ans. Ejeshi lui a donné un 2ème dan.  A cette époque, 1973, 74, nous avons rencontré Itsuo Tsuda, qui revenait pour la deuxième fois en France. Il était rue des Epinettes, à Charenton, ou Saint-Maurice, je ne sais plus exactement. Nous avons été vraiment étonnés par cette forme d’aïkido qu’il avait, que lui-même appelait « pratique respiratoire de Maître Ueshiba » pour enlever toute connotation fédérale. Cela nous intéressait et nous confortait dans notre non adhésion aux fédérations. A l’époque, j’étais 4ème kyu…

J’ai continué avec Claude Shrayer;  en 1988, il est parti en Espagne, et maintenant il est en Colombie. On se voit toujours, on fait des stages une ou deux fois par an, quand on peut,…  Je suis alors reparti chez M. Tsuda, et j’ai rencontré ensuite un monsieur qui s’appelait Jacques Normand, que Claude connaissait. Il revenait du Japon, où il était resté  six ou sept ans, je ne sais plus.

Ensuite j’ai rencontré Christian Tissier en 1980,  et j’ai travaillé pendant un an, le midi dans son dojo. Pourquoi le midi ? Parce qu’il y avait beaucoup de ceintures marrons, ceintures noires, qui venaient de partout pour voir ce sensei qui avait travaillé chez Me Seigo Yamaguchi.


… liesez plus dans la édition 50FR

© Copyright 1995-2019, Association Aïkido Journal Aïki-Dojo, Association loi 1901