Pascal Olivier N°37FR

et l’aïkido Tenjinkaï

P. Olivier est assis devant son kamiza.
P. Olivier est assis devant son kamiza.

Un héritage multiple

Comment concilier ce qui en apparence ne peut l’être? Là réside la mission de l’aïkido : unir les contraires. S’il ne s’agissait que de pratiquer un aïkido de connivence, sans remise en question aucune, et le cas échéant en se conformant aux modèles fortement suggérés, sinon imposés, par les instances « officielles » ou (auto)-proclamées telles, l’on ne pourrait nullement parler d’ascèse.
 
Concilier les contraires… La pratique de l‘aïkido commence par la prise de conscience d‘un état d‘esprit. Ce disant, on ne nie nullement l’importance de l’application technique, bien évidemment ; mais l’on souligne l’essence spirituelle de notre Art, en respectant au passage la volonté de son fondateur, Morihei UESHIBA.
 
Pascal OLIVIER aime citer ses références, qui sont on ne peut plus authentiques. Ayant l’avantage certain de pouvoir lire le japonais dans le texte (langue apprise en autodidacte au cours d‘un séjour de plus de dix ans au pay du Soleil Levant), il est à même de puiser à la source des informations souvent inédites, dont il fait bénéficier ses élèves ainsi que les lecteurs de son blogue (* ).
Sa principale motivation est de poursuivre encore et toujours une recherche entamée voici presque 40 années, et dont, comme des milliers de pratiquants à travers le monde, il n’entrevoit la fin qu’avec son dernier souffle.

Maître UESHIBA comme supreme reference
 
Voici le credo maintes fois affirmé par cet aïkidoka passionné qui a sacrifié toute forme de carrière pour vivre son Art (sinon en vivre) ; il s’agit de la traduction qu’il a lui-même effectuée de propos du Maître-Fondateur, tirés d’un ouvrage publié récemment au Japon sous le titre AIKI SHINZUI (« l’Essence de l’aïki ») : « La forme et la technique sont secondaires. Acquérez d’abord l’esprit qui est dans la technique, en y éveillant votre âme ».
 
Voilà pour l‘esprit. L’homme possède en outre un héritage technique multiple et varié, une source d‘inspiration continuelle constituée par les divers enseignements qu’il a reçus et qu’il s’applique désormais à faire coexister en lui, pour le plus grand bonheur de ses élèves. Il exprime une reconnaissance sans limite pour ses Maîtres qui furent tous selon lui, à des degrés divers, des Initiateurs.
 
Cela commença en 1973, par une base solide acquise chez Maître Alain FLOQUET (Ecole d’aïkido Yôseïkan créée par Minoru MOCHIZUKI, à dissocier formellement du Yôseïkan Budô créé plus tard par son fils Hiroo). Alors âgé de douze ans, il allait passer toute son adolescence à suivre son Senseï (Maître FLOQUET bifurquerait plus tard vers une pratique historique rebaptisée aïki-budô), jusqu’au 11 juillet 1980, date de son départ pour le Japon.

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