Chères lectrices, chers lecteurs,

 

Vous avez entre les mains le 43e numéro d’Aïkido Journal. Nous allons bientôt fêter notre dixième anniversaire. Nous avons profité de cette occasion pour rafraîchir un peu l’apparence de notre publication afin de la rendre encore plus intéressante et attractive à vos yeux, chers lectrices et lecteurs, et aussi, il faut bien le dire, à ceux de nos annonceurs.

Beaucoup d’entre vous sont curieux de découvrir ce qu’il y a dans le texte russe :

En Pologne et en Ukraine a commencé il y a quelques semaines le Championnat d’Europe de football. L’Allemagne ayant sans doute gagné un match, j’ai reçu de “camarade” Dmitrji un e-mail dans lequel mon ami et camarade me félicite de la victoire de l’équipe allemande. Mes pensées se sont égarées dans le passé : j’ai joué, lorsque j’étais enfant, dans une équipe de club, et plus tard, en 1968, à côté de la boxe et du karaté (que je pratiquais « « du bout des lèvres ») j’ai effectué un retour au football – et j’ai envoyé mon amie de l’époque à l’aïkido, c’est une activité pour les femmes ! Mais au bout d’environ trois ans, j’en ai eu assez du football – il était devenu trop antisportif. Comme je pouvais courir très vite, les joueurs de l’équipe adverse m’arrêtaient en me retenant par le maillot – « l’homme sportif » ne peut pas supporter quand quelqu’un d’autre est plus rapide. Il veut gagner avant tout, et peu importe les moyens. Ce qui se passe sur le terrain se déroule également dans les tribunes – dans lesquelles on est obligé de séparer les spectateurs en fonction de leur « origine » et la police est obligée d’intervenir. Dans la Rome antique, déjà, avait commencé ce type de manipulation des masses, à qui on offrait « panem et circenses »…


Donc je ne me préoccupe pas vraiment de savoir si l’Allemagne a gagné un match – d’autant que je suis français depuis plus de 20 ans. Ces jeux qui ont toujours besoin d’un gagnant et de perdants sont quelque chose d’humain, mais qui malheureusement a un effet négatif sur le psychisme : si je n’y arrive pas, alors je frappe …

 

En 1972/73, j’ai commencé ce « sport des femmes » – ainsi qu’on appelle l’aïkido. Les mouvements de l’aïkido ont agi sur moi comme une drogue : je me suis entraîné sept jours par semaine. Ma femme disait que je devrais me marier avec mon entraîneur, et qu’alors nous aurions aussi la nuit pour pratiquer nos ukemi dans le long couloir de 13m de l’appartement.

En fait, le divorce est bien survenu, mais je n’ai pas épousé pour autant mon entraîneur ! À un certain moment, je suis passé du « club de judo de section aïkido » à l’Aïkkaï – l’enseignement de Katsuaki Asai a été beaucoup plus fine.

Je vous écris ceci en raison des nombreuses questions qu’a suscité le texte qui a été publié en Ukraine sur moi ; je voulais aussi souligner la différence entre le sport et l’aïkido.

Mais cela suffit de parler de moi.

Après Mme Merkel (édition 42FR), voici maintenant des déclarations du président français au sujet de l’aikido:

François Hollande a parfaitement résumé le principe de fonctionnement de cette conférence au sommet, lorsqu’il a dit le premier jour du sommet que chaque étape d’intégration doit s’accompagner d’une solidarité supplémentaire. Ila dit (je retranscris de mémoire) : “Nous avons bougé ensemble. La meilleure façon de déplacer de l’autre, c’est de se déplacer “.

Je peux constater que ce principe essentiel n’est pas toujours mis en œuvre, et malheureusement je l’ai observé aussi chez des aïkidoka qui n’étaient plus des débutants.

 

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