… ce qui t’intéresse ou ce que te fascine dans l’aiki.

Sérié II

Aikidojournal Interview

Ta réponse susciterait d’autres nombreuses questions. Je veux rester sur l’essentiel : pourquoi et comment a commencé ton chemin dans l’aiki.
Mais tu peux nous dire aussi, peut-être, ce qui t’intéresse ou ce que te fascine dans l’aiki.


Enfant, je faisais de l’escrime dans un patronage, sous l’égide de feu maître Worms. Puis suite au décès brutal de son fils aîné de 17 ans, son meilleur élève, maître Worms cessa d’enseigner. Il m’adressa alors au Paris Université Club du centre Jean Sarailh, auprès de maître Gaillard. La salle de ce club était située au 3° sous-sol du centre, et avant d’y arriver on passait au même étage devant le dojo de judo, dont les portes étaient toujours grandes ouvertes. C’est là - j’avais à peine une dizaine d’années - que je vis pour la première fois de l’Aïkido. Et souvent, avant d’aller ferrailler, je restais de longues minutes à les regarder : leurs cabrioles, les ronds mouvements, les costumes, je trouvais çà joli, envoûtant. Mais le temps passa…
Un jour je fus obligé d’arrêter l’escrime pour raisons médicales et me revint l’idée de… oui : de faire cet aïkido que j’avais vu. Je traînais mon père découvrir un cours juste à côté de chez nous. Mon père regarda le cours jusqu’au bout et dit : « Ça, oui, je veux bien, c’est du bel art… Où est-ce pour t’inscrire… ? ». Et ainsi commença l’aventure…
Plus tard, fut projeté au dojo un film en couleur d’une démonstration d’aïkido faite à Monaco par le fondateur de l’aïkido lui-même : Maître Morihei Ueshiba. Je fus fasciné par ce qu’arrivait à faire « le petit vieux à barbichette ». Lorsqu’on ralluma les lumières, je me suis écrié : « C’est ça que je veux faire ! », et bien sûr, tout le monde a rigolé. Mais c’était vraiment ce que je voulais faire.

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