Chers amis lecteurs,

 

… de temps à autre, le cerveau humain part dans n’importe quelle direction et débute alors la valse des pensées dans notre tête : nous rêvassons ! Mais ce n’est en aucun cas un point mort inopportun. Au contraire, nos cellules grises ont besoin de ce « temps off » – qui n’en est d’ailleurs pas un, car le cerveau ne se repose jamais. C’est une chance, d’ailleurs, car la rêverie nous offre souvent des révélations surprenantes.

Débutons ensemble l’expérience. C’est assez simple, nous allons le faire ensemble : je vous invite à fermer vos yeux un moment et à essayer de ne penser à rien ! Allez-y, essayez ! Qu’attendez-vous donc ?

… Alors ?

Laissez-moi deviner : l’affaire a mal tourné. Ne penser à rien est en effet plus difficile à faire qu’à dire. Nous sommes naturellement assez misérables sur cette compétence-là. De façon permanente, une pensée nous trotte dans la tête, même des pensées dont nous ne sommes pas conscients au moment dit.

Jonathan Smallwood de l’université de York (Angleterre) pense d’ailleurs que le terme de « repos » est  trompeur. L’activité cérébrale ne montre jamais de repos, mais plutôt des flots de souvenirs, de projections et d’idées. « La fonction du mode repos ou „par défaut“ n’est pas de ne rien faire, mais bel et bien de laisser libre cours au pensées » explique J. Smallwood. Il évoque aussi le nombre croissant de psychologues et de neurologues qui étudient le comment et le pourquoi de la rêverie [diurne].
 

Est-ce que mon élève qui se tourne toujours dans le sens opposé à celui que je montre pour la 15ème fois est en train de rêvasser aussi ?

Récemment, bon nombre d’anciens fêtaient leur demi-siècle de pratique d’aïkido hors Japon, dans le monde occidental. En effet, nous entrons dans une nouvelle ère, un autre demi-siècle qui débute pour nous, Occidentaux ! Nous allons parler de deux d’entre eux, mais d’autres portraits viendront peut être dans la prochaine édition – l’avenir nous le dira …


Nous vous invitons à vous laisser porter par l’interview de Max Méchard, ou par le texte de David Lynch. André Cognard écrit à propos de „Omote et Ura“, tandis que Léo Tamaki cherche à dénoncer, de son point de vue „La disparition de l’efficacité martiale de l’aïkido en deux générations“.

À ce jour, les températures ne l’indiquent pas encore, mais nous nous approchons bel et bien de l’été – avec ses nombreux stages.  Choisissez bien – pourquoi ne pas essayer quelque chose de nouveau ou bien aller chercher ce que vous cherchez réellement dans l’aïkido ?
Nous vous souhaitons sur cette belle voie de l’aïkido de joyeux ukemis pendant l’été 2016 !



L’équipe &
           votre Horst Schwickerath

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