Donevan Waite

C’était une esthétique qui me plaisait …


… pendant notre entrevue à Luxembourg - 2013.

Quand avez vous débuté l’aïkido ?

J’avais 10 ans, la première fois que je suis monté sur un tatami.  Mais lorsque j’avais 9 ans, j’avais regardé pour la première fois, cela a pris un an avant que je commence à pratiquer.

Quel âge avez-vous maintenant ?

(il chuchote) 55ans.

Oui je vois les poils de barbe blancs. 

(rires) Je ne peux pas les cacher.
Oui, c’était en 1968 avec un élève de Chiba Sensei, Ralph Reynolds. J’ai rencontré Chiba Sensei quatre mois plus tard.

Pourquoi l’aïkido ?

Pourquoi ? …. J’ai commencé avec le judo. J’ai apprécié ce contact, le fait d’avoir ce type de relation avec autrui. Quand j’ai « vu l’aïkido », de l’extérieur les différences avec le judo étaient flagrantes, cela n’avait pas l’air fait avec force. J’ai tout de suite aimé les formes des techniques, le côté gracieux des mouvements. Et quand en fin de compte, je me suis retrouvé sur le tatami pour essayer, c’était de suite clair pour moi que je voulais apprendre, que je devais l’apprendre.

Vers cet âge, en général c’est le judo qui fascine les enfants, ils peuvent s’y défouler, combattre etc. 

oui en effet. J’ai beaucoup aimé le judo, mais – c’est délicat de l’expliquer – j’ai suivi le cours d’aïkido et tout de suite c’était clair : « je veux faire ça ». Il y avait un quelque chose … C’était une esthétique qui me plaisait, c’étaient des sensations qui me plaisaient, c’était ce que je voulais.
Mais comment pouviez vous avec Chiba Sensei …

  Jean-Jacques : … il est né en Angleterre  …

… j’étais en Angleterre, à Birmingham.

 … puis vous êtes allé aux États-Unis ?

Oui j’ai rencontré Yamada Sensei dans le sud de la France. En fait, je me suis rendu à un stage avec Tamura Sensei et je voulais à tout prix pratiquer l’aïkido « à plein temps ». Je me suis tourné vers Tamura Sensei. Il écouta ce que j’avais à dire, il me montra Yamada Sensei, en disant « va vers lui ».

Alors j’ai raconté à Yamada Sensei que je voulais pratiquer l’aïkido à plein temps, de façon sérieuse, mais que je ne savais pas comment je pouvais élargir les possibilités en dehors des quelques cours que je suivais le soir. Il m’a donc invité à New York pour y vivre en tant que uchi deshi. Être uchi deshi est vraiment une expérience incroyable. Je ne peux que le conseiller à toute personne. C’est difficile, mais c’est bien.

Pendant combien de temps avez-vous fait cela?

13 années – un bout de temps donc.

à quel âge ?

… de 1984 à 1997 – de 26 à 39 ans.

Avez-vous aussi suivi une autre formation ?

Non. L’aïkido, c’est ce que je fais. Depuis le début c’est un travail à plein temps. 

AJ: Qu’est-ce qui vous fascine encore aujourd’hui dans l’aïkido ?

J’apprends encore aujourd’hui, je suis toujours apprenti. Je découvre des choses sur moi-même, je trouve d’autres chemins dans la réalisation des techniques. On ne se trouve jamais dans les mêmes conditions … J’adore regarder les élèves pratiquer. J’aime l’énergie qui en sort et les différentes formes que cela peut prendre, comment cela évolue. Et du coup, j’aime créer de nouvelles formes, me créer de nouvelles sensations.


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